Circus Expérience
Salut à tous, moi c'est Hanki la créatrice (si on peut dire lool) voilou mon projet qui était à la base une BD mais le scénar. est devenu telment compliqué que j'ai décidé de l'écrire et de commencé des petites BD pour m'entraîner. J'ai quand même essayer de dessiner et toutes mes pages sont dans la rubrique BD (l'album photo). Pour l'instant, il y a le prologue et le chapitre 1. Bonne lecture...
Résumé:
En 2551, le ministère de la Génétique déraille et crée un prototype de soldat surpuissant: un esprit féminin et un esprit masculin enfermés dans le même corps. En 2562, les clones, Kum et Eva, s'enfuient et le labo lance ses Gardes à leur poursuite. Ils commencent alors une nouvelle vie au milieu des humains, obliger d’alterner tous les mois de personnalité, de changer continuellement de ville et de surmonter leur nature de guerrier. Puis alors que se dévoile une dangereuse machination de nombreuses rencontres bouleversera leur fragile équilibre. Les jumeaux choisiront-ils de fuir à nouveau ou d’affronter leur destin ??
Prologue:
6 décembre 2550: En 2537, les gouvernements réunis de la planète créèrent le Ministère de Survie Humaine consacré aux dossiers de
12 mars 2551: Deux jumeaux identiques ont été créés et fusionnés aujourd'hui à 9 mois_
10 septembre 2557: Le prototype entraîné sans relâche, subit de nombreuses expériences et donne des résultats plus que satisfaisants. Le garçon développe une force et une endurance incroyables et connaît tous les arts de combat avec n'importe quelles armes; la fille est une voleuse t une espionne hors pair tout en sachant aussi se battre. Ils sont tous se que la C.M.G. a espéré d'eux_
16 octobre 2558: Quelques détails gênent pourtant,à force d'ingurgiter des produits leurs cheveux sont devenus bleus, mais ceci n'est qu'un petit défaut comparé eu réel problème: les enfants ont développé un caractère et ...des sentiments!!! Pour la fille, cela passe encore mais le garçon refuse (à 7 ans) de tuer les cobayes qu'on lui présente pour s'entraîner: c'est la panique depuis un mois dans le centre_
6 novembre 2558: J'ai décidé que l'on insensibilisera les enfants lors d'une opération à 18 ans mais pendant leur enfance les sentiments sont vitaux. Pour empêcher tout de même que les jeunes clones ne les développent, ils subissent une situation de peur intense pour avantager
2 novembre 2560: C’est une réussite, à 9 ans ils tuent n'importent qui, trompent, mutilent, torturent. Enfin des guerriers parfaits_
12 janvier 2562: Ils ont disparu ! Un matin alors que les vigiles n'avaient rien vu, ils n'étaient plus là. On a conclu à une aide extérieure mais aucun traître n'a été démasqué. La chasse commence un jour après leur fuite_
12 mars 2570: C'est leur anniversaire, les clones devraient avoir 19 ans. Les Gardes du projet MILICE les ont repérés plusieurs fois mais aucun n'est revenu, dernière apparition du spécimen: Paris, France, 1er Mars 2570_
DOCUMENT DE LA C.M.G.
Rapport de M. Henri D.
Du 06/12/2550 au 12/03/2570
CHAPITRE 1
Eva
Silencieuse, elle sortit du bâtiment B. Elle passa sous les arches de verre opaque. Cette matière était utilisée partout maintenant pour sa rigidité, son isolation impeccable mais ce que la jeune fille préférait c’était surtout le côté esthétique. Les parois donnaient l’impression d’être une fine membrane à l’intérieure de laquelle circulait de l’eau ainsi se formaient d’étranges dessins que chacun pouvait interpréter à sa façon. La première fois qu’elle en avait vu elle avait passé des heures à le contemplé. Son regard glissa en dessous de la sculpture pour admirer les fleurs du massif. En forme de clochette ou à multiples pétales, elles changeaient de couleur tous les matins, évidemment elles n’étaient pas naturelles, plus rien n’était naturel d’ailleurs. Mais Eva s’émerveillait quand même, elle ne pouvait pas dédaigner ce qui était artificiel… non elle ne pouvait pas.
J’aime être à l’Université, se dit-elle en souriant, je me sens normale. Ce qui n’était pas tout à fait vrai car si ses camarades avaient du la qualifier, ils n’auraient sûrement pas employé l’adjectif normal. Peut-être à cause de ses longs cheveux bleus qu’ils prenaient pour une coloration originale. Mais le plus marquant chez elle, était l’opposition de deux caractères. Une alliance impossible entre la délicatesse et la sauvagerie. Des yeux froids et attentifs ornaient son beau visage et sa démarche légère ne cachait pas son assurance. On aurait dit un fantôme lorsqu’elle passait, ressortant du décor comme si elle n’y avait pas sa place, comme hors-nature, comme irréelle. Et ça en revanche ce n’était pas complètement faux.
Elle quittait le petit parc menant à la sortie, sentant sur elle les regards à la dérobées des étudiants qui n’osaient pas affronter ses yeux. Elle descendit les marches, passa le portail et déboucha sur la rue. Encore une journée de cours qui s’achève et les Gardes ne nous ont toujours pas retrouvés ! pensa-t-elle. Une voix masculine, presque du même timbre que la sienne mais plus grave et plus calme se forma dans son esprit. À travers elle, elle sentait Kumaro, son frère jumeau qui ne l’avait jamais quittée. Pff, je parie qu’ils arriveront quand je serai en surface, répondit-il, je fais toujours tout le boulot. Kumaro était la particularité d’Eva et Eva était la particularité de Kumaro. Réuni en un être indissociable, ils avaient toujours vécus ainsi depuis leur naissance dans le labo. Eva frémit de peur à cette pensée… la C.M.G. dite labo les avaient créés dans le seul but d’en faire des guerriers surpuissants et dociles. L’obéissance n’était pas dans leurs cordes et ils s’étaient enfuis. Mais la clémence n’était pas non plus dans celles de la C.M.G., et ses dirigeants fous de rage lancèrent à leur poursuite des commandos spécialisés : les Gardes. Depuis, plus de répit, ils étaient à peine installés dans une ville qu’ils étaient repérés et devaient fuir ailleurs, toujours plus loin. Et rester là comme des lapins qui attendent le méchant loup, ça faisait bouillir Eva de colère. J’en ai marre, s’exclama-t-elle tout d’un coup, marre de se cacher, marre de fuir ! On est bien ici, on a un grand appartement, je commence à connaitre l’entourage, l’université est intéressante, je ne veux pas refaire ma vie ailleurs ! Elle était maintenant dans de petites ruelles, ces vieux quartiers délabrés avaient leur charme : encore faits de briques et de ciment. Autant elle aimait les grandes architectures en verre opaque, autant elle appréciait les labyrinthes que formaient les vieux immeubles et elle s’appliquait à rentrer chez elle par ses chemins tortueux et compliqués. Pourtant ce n’était guère prudent. Depuis des années les voyous avaient élu refuge ici, et passer sur leur territoire était absolument déconseillé aux jeunes filles. Une ombre approchait… Sans se douter du danger Kumaro pris le temps de répondre à Eva. Il savait qu’elle avait raison. Même en étant réduit à l’état d’esprit errant dans celui d’Eva il se sentait bien ici. A contre cœur il essaya de la calmer. Tu sais si nous attaquons de front le labo … hasarda-t-il … Mais il n’eut pas le loisir de finir. L’ombre passa à l’action et immobilisa Eva.
-ça y est, c’est la C.M.G., enragea-t-elle.
-Non, tu serais déjà égorgée si c’était les Gardes, affirma Kumaro, attends un peu et nous serons fixés sur son identit …
-Hors de questions ce type m’attaque il va crever !!
- Eva ne me force pas à …
Soudain, dans un saut un autre homme atterrit devant elle bientôt suivi de deux autres. Il semblait être le chef et ordonna d’un signe à ses sbires de rester tranquille. Eva se concentra, prête à contre-attaquer tout en observant ses adversaires. Les deux du fond et celui qui la tenait, portaient un long manteau en queue de pie et un nœud-papillon. Ils n’étaient pas du labo et leurs costumes d’apparat n’étaient pas tellement le genre du coin. Celui qui paraissait les commander était grand, ses cheveux bruns étaient coiffés en pics et deux longues mèches pourpres encadraient son visage fougueux. Il avait un pantalon de treillis, portait un T-shirt à l’air vaguement sortis de la Rome antique marqué d’un C majuscule. Là, dit Kumaro, regarde le symbole sur le foulard. En effet, il avait aussi un foulard sur le visage comme les bandits, marqué d’une couronne de laurier encerclant un E majuscule. C’était la marque d’un gang mais lequel déjà…Il s’approcha et un léger étonnement passa sur son visage en voyant Eva, il se reprit.
-Alors on se balade toute seule ??Commença l’inconnu, ce n’est pas très prudent.
-Je te conseil de me laisser tranquille!
-Ben voyons … on voit que tu ne sais pas à qui tu parle ! Je suis Taïsho Todo, Centurion dans cette ville pour le compte du gang de l’Empire, déclama-t-il spectaculaire !
S’il avait l’air d’être très fier, Eva s’en fichait complètement et elle bailla bruyamment.
-Et ne m’ignore pas comme ça, je suis quelqu’un d’important, reprit-il offusqué.
Un imbécile, se dit Eva, il ne devrait pas poser de problème. Il était hors de question qu’elle se laisse faire. Elle attrapa le bras de celui qui l’immobilisait et fit basculer tout son poids sur son dos. Le choc de l’atterrissage lui coupa le souffle et elle en profita pour sortir un poignard à deux lames, trophée quelle avait emporté du labo lors de sa fuite. Quand Kumaro comprit ce qu’elle avait dans la tête, une vague d’angoisse le traversa. Non, Eva ne le tue pas, Eva arrête !!!! Trop tard. La douleur traversa net le cœur de Kumaro. S’il y avait une chose qu’il détestait c’était tuer, c’était la mort. Ses entraînements au labo le forçant à tuer sans pitié lui avaient laissé de profondes cicatrices et il ne voulait plus que des gens meurent par sa faute. A leur tour, dit la voix tranchante d’Eva. Elle planta ses yeux froids dans ceux des gardes du corps bouche bée. Mais cette fois Kumaro ne se laissa pas surprendre et elle se retrouva incapable de bouger.
- Merde tu fous quoi Kum ??
-Il est hors de question que tu les tues aussi, je reprends le corps.
Un tremblement la parcourut, toujours immobilisée. La tension était presque palpable et les trois hommes la regardaient se convulser de douleur. Que pouvait-il se passer ? Son visage refit surface épuisé mais c’était bien la jeune fille. Le transfert avait échoué.
-Mais tu es fou, s’insurgea Eva, tu sais qu’on aurait pu y passer tous les deux ?
-Je ne veux pas que tu les tues, répondit son frère buté, mais la fatigue qui l’envahissait l’empêcha de finir sa phrase.
Depuis leur fuite les deux jumeaux avaient compris que l’un d’eux ne pouvait rester en surface plus d’un mois puis avait besoin de se reposer et laissait l’autre dirigé le corps. Pour leur équilibre ils s’étaient promis de toujours respecter ce délai. Mais ce que Kumaro venait de tenter après seulement 15 jours de repos, était beaucoup trop épuisant et son esprit n’avait qu’une maigre chance de s’en tirer emportant celui d’Eva en cas d’échec.
-OK, je ne vais pas les tuer, dit Eva accablée, mais …
Les hommes de main avaient repris leurs esprits et le plus costaud des deux sortit Eva de sa rêverie, d’un magistral coup de poing dans le ventre, bien décidé à venger son collègue. La haine envahit les yeux d’Eva qui faillit perdre son contrôle avec son souffle. Mais…mais…ça va chier, écuma-t-elle. Elle attrapa la tète de son ennemi et l’écrasa avec violence sur son genou. Il s’effondra par terre et elle le gratifia de quelques coups de pied avec mépris.
Taïsho qui n’avait pas manqué une miette du spectacle, commençait à trouver cette demoiselle très intéressante. Même s’il s’était trompé de fille en capturant cette sauvageonne, il pourrait peut-être en tirer profit. Elle se déplaçait comme un félin avec grâce et souplesse pourtant ses coups étaient d’une brutalité effroyable. L’avoir à son service lui serait très utile !
-Bien, dit-il mielleux, après qu’elle en eut fini avec le dernier de ses gardes, tu sais te battre. Je te propose d’entrer dans mon gang, à mon service, tu seras respectée et bien payée…
Il se rapprochait sans garde. Grave erreur se dit Eva. Elle s’apprêtait à frapper lorsqu’il lui tendit la main … Ce n’était qu’un simple geste mais il réveilla un souvenir… enfoui loin … très profond dans sa mémoire, dans le passé horrible du labo qu’elle avait essayé d’oublier …
Elle était dans le tube d’examen, elle flottait dans un étrange liquide lui offrant une vision flou du monde…elle devait être très jeune. Tout-à-coup quelqu’un entra, la réveillant. Il se mit à casser tout ce qui l’entourait puis il s’en prit à Eva … le reste est flou… il y a juste cette question qui lui brûlait les lèvres et qu’elle avait enfin posée à travers son masque « Comment c’est dehors ? »…et puis une main s’est posée sur le verre de sa prison …
Elle refit surface dans la ruelle, Taïsho était là planté devant elle, attendant sa réponse.
-Tu peux toujours crever, lâcha-t-elle, les minables comme toi n’ont pas le cran de me commander.
Il la regarda partir, étonné qu’elle le laisse là après avoir défoncé sa garde, puis le regard brillant il murmura :
-C’est ce qu’on va voir…
Epuisée, Eva posa sa main sur le système d’identification digitale de la porte. Elle s’ouvrit dans un bip de bienvenue et se referma après le passage de la jeune fille. Elle programma sa baignoire pour faire couler un bain et se demanda :
-Qu’est ce qu’un membre haut placé d’un des plus grands gangs de la planète faisait à raquetter les étudiantes ? C’est louche.
-De toute façon il ne reviendra pas, dit Kumaro qui avait repris des forces.
-Pas après la raclée que j’ai foutue à ses chienchiens, quel idiot !
-Arrête. Tu ne penses pas ce que tu dis.
-Comment ça ?
-Tu ne penses pas que c’est un idiot, tu as très bien compris qu’il n’était pas si bête et si faible qu’il voulait bien le faire croire, il a quelque chose de spécial, lui aussi. Et puis quand il a fait sa proposition tu as hésité…
-Oui j’ai cru … un souvenir…
- Quoiqu’il en soit il ne faut plus le revoir. Même moi j’aurais du mal à le battre. D’accord ?
- Mm.
Le matin, Eva avait toujours du mal à se lever, elle n’avait probablement pas conscience qu’il était samedi. Elle déambula 5 minutes avant de trouver la cuisine. Kumaro s’amusait à observé ce rituel qu’elle répétait chaque matin pour réussir à préparer une tasse de thé, à moitié endormie. Enfin elle s’asseyait sur une chaise qui avait eu la chance de ne pas être renversée et se rendormait presque. Normalement dans quelques minutes, elle allait se réveiller et constater avec agacement que son thé était froid. Mais pas ce matin, aujourd’hui une pauvre victime avait eu le malheur de sonner à la porte. Outch, se dit Kumaro, qui sentait déjà gronder la colère d’Eva. Et c’est qu’elle insistait en plus. Eva ouvrit des yeux injectés de sang : sa mauvaise humeur matinale était à son apogée. Négligent le fait d’être encore en pyjama, elle se dirigea vers la porte d’un pas si discret que tout l’immeuble fut probablement au courant de son passage ! Préparant déjà les hurlements qu’elle allait vociférer, elle ouvrit violemment la porte qui émit un chuintement de désapprobation. Mais une fois n’est pas coutume, ses cris lui restèrent en travers de la gorge et sa mauvaise humeur se teinta d’ étonnement. Il est gonflé !!!!!! se dit-elle. Taïsho était là, souriant. Vêtu cette fois d’une chemise blanche qui laissait voir des bras puissants et d’un simple pantalon gris foncé presque noir. Bon, pas d’uniforme, pas de garde du corps, il a changé de tactique. Il avait même apporté un bouquet de fleurs qui malgré elle fit sourire Eva, c’était des vraies, des naturelles. Il lui jeta un regard malicieux, avant de briser le silence.
-Tenue légère, fit-il remarqué.
Le sang d’Eva ne fit qu’un tour, elle laissa sa colère l’envahir.
C’était probablement la plus belle baffe que Taïsho n’ait jamais reçue ! Il avait à peine entendu la porte se refermer dans un tourbillon de pétales, la tête dévissée. Eva était restée derrière la porte fulminant de rage et elle l’entendit essayer de se rattraper :
-Quel mauvais accueil pour un beau gosse comme moi !! T’es pas drôle, alors que je venais m’excuser, que je t’ai apporté des fleurs...
-…alors que tu es un pervers, que tu as voulu me capturer et m’engager dans ton organisation pas fréquentable.
-Me dis pas que tu es fâchée, allez, laisse-moi entrer, dit-il en s’affalant contre la porte.
- Donne-moi une bonne raison, répondit-elle en s’asseyant à son tour.
-Euh…j’ai des places de cinéma ?
Elle pencha la tête et sourit : elle ne s’attendait pas à ça. C’est bon, dit Kumaro avec amertume, ça fait longtemps que tu n’as pas été aussi bien que ça, oublie ce que j’ai dit hier soir, laisse-le entrer. Elle se leva ouvrit simplement la porte et prit le reste des fleurs.
-Entre dans le salon, lui dit-elle, je vais me changer.
-Puis-je t’accompagner, répondit-il narquois.
-Crève !
(.^~) ~(^.^)~ (~^.)
Sinon ce scénario est né dans la montagne au milieu des bouses de vaches...romantique isn't it? XD Merci de votre indulgence et de votre soutiens!

9/10 sur 3 votes
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1. Akira le 11/04/2007 à 14:12
2. Hanki le 28/04/2007 à 15:22
3. léa le 01/05/2007 à 11:27
4. Stéphanie le 22/08/2007 à 23:56
5. Hanki le 29/08/2007 à 14:33
6. koray le 07/09/2007 à 15:01
7. Hanki le 14/09/2007 à 21:00
8. koray le 09/10/2007 à 16:28